In The Cold Light Of The Morning Placebo

In The Cold Light Of The Morning Placebo
Et c'est toujours la même vague d'idées, toujours aussi insensées. Je ne peux m'en détacher, faire peau-neuve. Mon désir dépasse la réalité. Je ne vous parlerai pas de réalité, un terme trop facheux à mon goût. Quelque chose qui me rappelle l'âpreté de ces jours. La tâche noire maculant le tableau. En vain, j'essayai de m'extraire de ce champ de bataille intérieur. Je sais à quel point. Je lisais des poèmes mais ne m'en impreniais pas. Voilà le résultat aujourd'hui. Toujours la même sensation d'être une moins-que-rien. Pourtant il paraît que je suis prétentieuse. (Pretending is not an option.) J'aurai voulu être celle que vous croyez. Une âme sans peine. Désolée de vous décevoir. Je ne sais parler de rien. Regarde, je dis quoi depuis 8 lignes? Je raconte ma vie, n'importe quoi. Incapable d'écrire quelque chose de beau et de sensé. Non, rien. Des bribes de mots. Des mots morts et sans intéret. (Eviter absolument les dialogues creux et inintéressants.) Début de l'épreuve: 8.35a.m. 9.35a.m. Pauvre conne, qu'est ce que je t'aime. Derrière tes airs hautains, il y a une personne. Oui, quelqu'un. Un vrai, quoi. Pas quelqu'un qui se cache derrière quelqu'un d'autre. Une authenticité à l'état pur. Je suis tellement petite à coté de toi, un être si inférieur. Que tu aimes me le rappeler, ô toi, à quel point je ne t'arrive pas à la cheville. (Sutor, ne ultra crepidam.) Il paraît aussi que quand on est un vrai Latiniste on ne site plus en Français mais en Latin.

J'aurais tellement voulu avoir quelque chose à dire. Les envolées lyriques c'est du passé, un passé abrupt. Un snobisme décalé mais tellement jouissif. Il y a peu de choses dans ma vie. Les livres, ces quelques personnes dont je parle mais pas vraiment enfait, les Lettres d'Or surtout. Le reste, biensur. Mais je n'en parle pas, puisqu'en réalité il n'existe pas. Le reste ne fait partie que de ma pure invention. Quelque chose de rassurant. Savoir qu'on est entouré mais vraiment pas du tout quand tu regardes bien. On ne me dit pas souvent de choses. Des belles choses. Jamais, pour ainsi dire. Je ne me contente pas de ces quelques mots insignifiants comme des 'je t'aime'. Quelle maladresse. (Pourquoi quand on ferme les yeux on voit du noir?) Quelle connerie. Je parle Anglais aussi. Ouais, ouais, c'est ça. (On m'appelle pas, on m'invite pas dans les soirées watchi watcha.) What a shame.

# Online seit Freitag, 26. Januar, 2007 um 11:50

Geändert am Montag, 29. Januar, 2007 um 10:51